"Lire ou écrire, c’est une façon de prendre la fuite, la plus pure et la plus légitime des évasions. On en ressort plus forts, régénérés et peut-être meilleurs............ Nous favorisons des fugues temporaires”. Luis Sépulveda
Dans mon cahier, des traits
Barreaux d'une prison?
Non, les mots tels des notes
vont se poser sur ces barreaux
pour donner aux phrases des ailes
évasion vers un jour nouveau.
Les lignes ne sont plus barreaux
mais portée musicale
pour une fugue temporaire.
Ecrire pour prendre la fuite
ou pour rendre la fuite possible?
Ecrire pour se régénérer
en libérant les maux
et l'émotion des mots
devient poésie fenêtre ouverte
sur un monde plus beau
sur un monde nouveau?...
Mes mots attachés sur la page blanche, emprisonnés dans les lignes de mon cahier
s'écoulent de façon automatique avec liberté et fluidité,
le coeur de ma plume va puiser dans les couleurs de ma vie:
encre et griffe signent mon texte de couleurs arc-en-ciel.
Mes mots impriment mon vague à l'âme ou mon vagabondage et tout est possible....
Goutte à goutte de bonheur ils s'écoulent lentement...
Je revis bercée par ces mots alignés qui trament et tissent mes rêves,
l'écrit devient le buvard de mes fantaisies,
l'éponge de mes songes.
Si je suis lue, comprise, aimée je partage ou je donne
Si jamais je ne suis lue et comprise par personne:
j'écoute, je pense, je regarde, j'apprends, je grandis et
à nouveau j'écris, je peins et je colle les couleurs de mon coeur.
Eternel recommencement, Sisyphe d'une écriture perdue
qui chaque jour renaît pour se perdre à nouveau.
J'écris car je suis libre d'être une Sisyphe heureuse.
L'Histoire de ma liberté d'écrire ou de peindre
apprivoise la mort pour mieux la taquiner
j'aime la vie pour donner sens à sa fin.
Je suis libre d'écrire, libre de vivre mais aussi libre de mourir.
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